Doc Amazonie Caraïbe – 5e Rencontres internationales du film documentaire

Pour cette nouvelle édition de Doc Amazonie Caraïbe, AVM et Docmonde ont souhaité tester un nouveau dispositif en s’appuyant sur l’expérience des deux encadrants, Juliette Cazanave et Laurent Bécue-Renard.

 

23 projets ont été proposés en provenance de Haïti (7), Guyane (6), Martinique (3), Guadeloupe (2), Venezuela (2), Barbade (1), Trinidad et Tobago (1) et France (1) pour finalement huit projets retenus en fonction de la qualité de leur présentation, de leur potentiel créatif :

  • Katia Café-Fébrissy – Papillon créole Guadeloupe
  • Christophe Yanuwana Pierre – Alemi
    Guyane
  • Léa Magnien & Quentin Chantrel – Poil, sueur et paillettes Guyane
  • Maxime Jean-Baptiste – Kouté vwa
    Guyane
  • Louvenson Saint Juste – Fleur damnée
    Haïti
  • Amingo Thora – Sacré chien fer ! Martinique
  • Véronique Kanor – Afromaton
    Martinique
  • Eliezer Arias – Hey you Bastards, I’m still here ! Venezuela

Le travail entre auteurs et tuteurs a débuté à distance dès l’issue de la sélection : Tout ce processus s’est déroulé sur plus de deux mois, de mi-juillet à fin septembre avec de nombreux échanges par écrit et oral.

Ainsi, au moment de se rencontrer enfin à Saint- Laurent du Maroni, auteurs et encadrants se connaissaient et avaient déjà effectué une part importante du travail.

L’atelier de développement s’est déroulé du 10 au 15 octobre, dans la case 12 du Camp de la Transportation. En partant d’une première session collective afin que chaque auteur présente son projet aux autres, un planning de travail a été élaboré : tandis que les rendez-vous individuels entre auteur et encadrants représentaient la plus grande partie des journées, les sessions collectives et les visionnages de films sont venus offrir des temps d’échanges précieux pour que les auteurs soient aussi en interaction et que l’encadrement s’appuie sur des échanges plus « horizontaux » en accord avec la démarche de « compagnonnage » exprimée dès le début de l’atelier. Les 16 et 17 octobre, alors que le Fifac battait son plein, les rencontres de coproduction ont eu lieu dans cette même case 12 du Camp de la Transportation. Elles ont réuni 10 producteurs de Guyane, Martinique, Guadeloupe, Haïti et France hexagonale, ainsi que 7 diffuseurs. Selon un principe éprouvé, ces rencontres se sont déroulées en plusieurs temps. Ainsi, la matinée du mercredi 16 a été consacrée aux présentations publiques des projets par leurs auteurs en séance plénière, face à l’ensemble des producteurs et diffuseurs. Après 7 minutes de présentation, l’assemblée disposait d’un temps d’une dizaine de minutes pour poser ses questions à l’auteur.

La matinée du jeudi 17 octobre a quant à elle permis d’organiser des rendez-vous individuels entre les auteurs et les producteurs et diffuseurs en fonction des envies exprimées. Tous les auteurs ont été fortement sollicités pour des entretiens qui devaient permettre d’aller plus loin dans les échanges afin que les rencontres puissent réellement avoir lieu et aboutir à des intentions plus affirmées de coopération et d’engagement.

Le bilan des deux encadrants permet de confirmer le bon fonctionnement de cette édition. La formule consistant à lancer le processus de travail très en amont et à distance les a convaincu. « Cela a permis de faire chauffer le moteur et d’être très efficace pendant le temps de l’atelier à Saint-Laurent ! »

Ils soulignent aussi la qualité du groupe, l’investissement des participants mais aussi leur profil plus expérimenté que dans d’autres ateliers ou que les années précédentes. La sélection est donc un autre facteur déterminant pour la qualité du travail et il faut se donner les moyens d’entrer en contact assez tôt avec les candidats.

Le retour de ces rencontres est donc extrêmement positif, notamment en ce qui concerne les opportunités offertes aux auteurs par les producteurs et diffuseurs, présents lors de ce premier Fifac.

2019-12-12T11:37:09-03:00